Un vent de novembre sur l’Amérique de Trump

Un vent de novembre sur l’Amérique de Trump
Photo : Chuck Kennedy / The White House, domaine public (U.S. federal government).

Depuis les élections du 4 novembre, la politique américaine donne l’impression d’avoir pris un tournant. En quelques semaines, plusieurs événements lourds se sont enchaînés, parfois de manière spectaculaire. Et, inévitablement, Donald Trump se retrouve au centre de tout cela.

Si je n’ai rien publié ici depuis un moment, ce n’est pas faute d’actualité. Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre ce qui se jouait vraiment. Le billet d’aujourd’hui sera donc un peu plus long que d’habitude, parce qu’il prend la forme d’une petite rétrospective de ce mois de novembre. 

Au début du mois, il y a eu les élections du 4 novembre, auxquelles j’ai déjà consacré un post entier. On peut simplement retenir ceci : une série de revers pour le camp trumpiste, des victoires démocrates là où la droite se croyait à l’abri, et à New York l’élection de Zohran Mamdani, symbole très net d’une colère sociale qui s’organise.

Depuis ces scrutins, c’est ce qui se passe autour de Trump lui-même qui retient surtout l’attention et qui donne le sentiment d’un début de reflux plus profond.

Plongeons dans ce mois de novembre et dans ce vent nouveau qui commence, peut-être, à se lever autour de Donald Trump.

D’abord, parlons des fameuses cartes électorales. Vous savez désormais que c’est l’un des enjeux majeurs des prochaines élections de mi-mandat (si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à lire mon post sur le gerrymandering). Depuis le début de l’année, Trump a poussé les États dirigés par des républicains à redessiner les circonscriptions pour maximiser artificiellement le nombre de sièges républicains au Congrès.

Le Texas avait obéi avec enthousiasme, en imposant un redécoupage "intermédiaire" des circonscriptions, alors qu’en temps normal on ne touche à ces cartes qu’une fois par décennie, après le recensement. L’objectif était simple : offrir jusqu’à cinq sièges supplémentaires au camp Trump lors des élections de 2026. Sauf qu’un tribunal fédéral à El Paso, présidé par une juge pourtant nommée par Donald Trump, est venu doucher ces ambitions : les magistrats ont estimé qu’il ne s’agissait pas seulement de stratégie partisane, mais bien d’un découpage raciste visant à réduire le poids électoral des électeurs noirs et hispaniques, en violation de la Constitution et de la loi sur les droits de vote. Résultat : la nouvelle carte est suspendue. Pour l’instant, l’État devra continuer à utiliser l’ancien découpage. Le gouverneur Greg Abbott a déjà annoncé qu’il ferait appel devant la cour d’appel fédérale compétente et personne ne doute que, si nécessaire, le dossier sera porté jusqu’à la Cour suprême à majorité conservatrice, mais tant que ces recours ne sont pas tranchés, le grand plan trumpiste pour gagner des sièges au Texas reste bloqué.

Dans l’Indiana, autre État très conservateur, le scénario est différent mais tout aussi révélateur. Malgré des pressions insistantes de la Maison Blanche, jusqu’à l’envoi du vice-président JD Vance pour "convaincre" les élus locaux, le Sénat de l’État a finalement décidé de ne même pas voter sur le projet de redécoupage. Le président républicain de la chambre haute a reconnu que ses propres collègues n’avaient tout simplement pas envie de se lancer dans cette aventure. Ce sont de petits signaux, mais importants : tout le monde n’est pas prêt à tordre indéfiniment les règles pour sauver la majorité trumpiste à la Chambre. 

Cela ne veut pas dire que la bataille est gagnée. Un autre front, peut-être plus dangereux encore, se profile à l’horizon. L’été prochain, la Cour suprême devra se prononcer sur l’interprétation de la section 2 du Voting Rights Act, cette disposition adoptée en 1965 sous Lyndon B. Johnson pour protéger le droit de vote des électeurs issus des minorités. Selon les estimations, une décision qui la viderait de sa substance pourrait permettre aux républicains de sécuriser entre 20 et 30 sièges supplémentaires à la Chambre des représentants, en particulier dans les États du Sud. J’en reparlerai dans un prochain post. Mais pour l’instant, la volonté de Trump de "verrouiller" les prochaines élections rencontre plus de résistance que prévu. 

Deuxième grand front de ce mois de novembre : l’affaire Epstein.

Jeffrey Epstein, c’est ce financier condamné pour crimes sexuels, au cœur d’un réseau de trafic de mineures impliquant des personnalités très puissantes, retrouvé mort en 2019 dans sa cellule de prison dans des circonstances qui n’ont jamais cessé d’alimenter les soupçons. Depuis des années, son nom est devenu synonyme d’impunité pour les puissants et de violences sexuelles couvertes par l’argent et le pouvoir. 

Pendant longtemps, Trump et ses alliés ont soufflé sur les braises, en répétant que toute l’affaire Epstein était la faute des démocrates et de ce fameux "deep state", cette élite administrative et sécuritaire qu’ils accusent de comploter dans l’ombre contre la volonté du peuple. Mais quand des parlementaires de tous bords ont commencé à réclamer la publication intégrale des dossiers détenus par le ministère de la justice, l’administration Trump a brutalement freiné.

On sait aujourd’hui que Trump ne le connaissait pas de loin. Ils ont fait la fête ensemble dans les années 1990 et 2000, Epstein fréquentait le club de Trump à Mar-a-Lago, et Trump le décrivait encore en 2002 comme "un type formidable" qui aimait "les femmes très jeunes". Les emails rendus publics ce mois de novembre vont plus loin : Epstein y affirme que "Trump savait pour les filles" et qu’il a passé du temps avec au moins une de ses victimes dans sa maison.

Tout s’est cristallisé autour d’un texte simple : l’Epstein Files Transparency Act, une loi obligeant le Département de la justice à rendre publics tous les documents non classifiés liés à l’affaire, et à transmettre aux commissions judiciaires du Congrès une liste complète, sans noms cachés, des responsables politiques mentionnés dans ces dossiers. La Maison-Blanche et le président de la Chambre, Mike Johnson, ont tenté pendant des mois d’empêcher ce texte d’arriver au vote. Pressions sur les élus républicains, menaces de représailles, tentatives de détourner l’attention… même le simple fait d'assermenter une élue démocrate, Adelita Grijalva, victorieuse d’une élection partielle en Arizona, a été retardé de sept semaines, parce qu’on savait que sa signature serait décisive pour forcer le vote. 

Rien n’y a fait. Grâce à un mécanisme parlementaire exceptionnel, une discharge petition, les élus ont réussi à contourner le blocage du Speaker. Concrètement, c’est une procédure qui permet, si une majorité de députés signe, d’imposer qu’un texte soit soumis au vote, même si son président refuse de l’inscrire à l’ordre du jour. Quatre républicains se sont joints à plus de deux cents démocrates, et la Chambre a dû se prononcer. Le 18 novembre, le texte a été adopté à une écrasante majorité : 427 voix contre 1 à la Chambre. Le Sénat a suivi dans l’heure par consentement unanime. Avec des majorités aussi larges dans les deux chambres, un éventuel veto présidentiel n’aurait eu pratiquement aucune chance de tenir. Trump a donc choisi de signer la loi, discrètement, après avoir annoncé un lid à la presse, cette formule par laquelle la Maison-Blanche indique qu’il n’y aura plus d’actualité pour la journée, renvoyant les journalistes chez eux quelques heures plus tôt pour minimiser l’événement.

On peut évidemment douter de la bonne volonté du Département de la justice ou du FBI quand il s’agira d’appliquer réellement la loi. Mais politiquement, c’est une gifle. Sur un sujet devenu central pour la base trumpiste elle-même, le président a été désavoué par le Congrès, y compris par une partie de ses alliés les plus fervents. Et ce n’est pas le seul endroit où l’affaire Epstein crée des secousses dans le camp MAGA. 

Troisième sujet, peut-être le plus parlant de ce mois de novembre : Marjorie Taylor Greene.

Depuis des années, la députée de Géorgie incarnait le trumpisme pur jus. Elle s’est fait connaître par ses sorties complotistes, ses insultes répétées contre les migrants, les personnes LGBT ou ses propres collègues, ses appels à "purifier" l’Amérique et son soutien sans nuance aux pires thèses de l’extrême droite. Dans l’univers MAGA, elle était devenue une sorte de star, invitée permanente des meetings, chouchoute des chaînes conservatrices, symbole vivant de la fidélité totale au chef.

Or, sur l’affaire Epstein, Greene a choisi un autre chemin. Elle a co-signé la pétition pour forcer la publication des dossiers, donné la parole aux victimes, et dénoncé les manœuvres de la Maison-Blanche pour enterrer le sujet. Elle est même apparue à côté d’élus démocrates lors de conférences de presse communes, dans une image presque inimaginable il y a encore un an. 

Trump a très mal réagi. Sur son réseau Truth Social, il l’a traitée de "traîtresse" et de "folle délirante", a annoncé qu’il lui retirait son soutien et a déjà adoubé un candidat pour la battre aux prochaines primaires. Les menaces contre Greene et son entourage se sont multipliées, au point qu’elle a fini par annoncer sa démission de la Chambre à la fin de la session, ce qui affaiblira encore un peu plus une majorité républicaine déjà minuscule.

Dans les couloirs du Capitole, beaucoup disent tout haut ce que Marjorie Taylor Greene a fini par reconnaître elle-même : le moral est au plus bas. Plusieurs élus partagent son intuition que les prochaines élections de mi-mandat pourraient ressembler à une gifle pour le parti républicain. D’autres, comme elle, ne supportent plus d’être maltraités, soit par Trump, soit par le Speaker Mike Johnson, qui exige une loyauté totale sans jamais protéger ses propres troupes.

Il y a aussi l’usure quotidienne. De plus en plus d’élus racontent qu’ils en ont assez de se faire insulter en ligne par leurs propres électeurs, et de subir des réunions publiques locales devenues électriques. Ces fameux town halls, où les députés sont censés répondre directement aux questions de leurs administrés, tournent souvent au défouloir général, avec des gens qui crient, accusent, filment tout avec leur téléphone et menacent de les punir à la prochaine primaire.

Enfin, certains désapprouvent de plus en plus ouvertement les manœuvres de Mike Johnson. Selon plusieurs rumeurs persistantes, entre cinq et dix élus républicains envisageraient de prendre leurs distances avec la direction actuelle : certains pourraient aller jusqu’à se joindre aux démocrates si une nouvelle tentative de destitution de Mike Johnson voyait le jour, et d’autres, pire encore pour la majorité, réfléchiraient à suivre Marjorie Taylor Greene en démissionnant purement et simplement. Si un tel scénario se confirmait, les républicains perdraient leur majorité à la Chambre avant même les élections de mi-mandat. Ce serait tout simplement historique. Pour l’instant, tout cela reste au stade des hypothèses et des confidences anonymes, bien sûr. Mais il y a un mois encore, ce genre de scénario paraissait impensable. Trump, Johnson et compagnie semblaient intouchables. Aujourd’hui, on voit se dessiner quelque chose qui ressemble de plus en plus à une fracture ouverte au cœur du monde MAGA.

La justice, elle aussi, a infligé un revers symbolique au président.

Depuis son retour au pouvoir, Trump n’a jamais caché son désir de se "venger" de ses adversaires. Il le dit régulièrement en public. Il promet de s’en prendre à d’anciens responsables de l’administration précédente, aux procureurs qui l’ont poursuivi, aux élus qui ont osé enquêter sur lui.

Parmi les cibles, il y a James Comey, l’ancien directeur du FBI qu’il avait limogé au moment où celui-ci enquêtait sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016. Concrètement, le FBI cherchait à savoir dans quelle mesure le régime de Vladimir Poutine avait tenté de favoriser l’élection de Trump, par le piratage de mails démocrates, par des campagnes de désinformation massives sur les réseaux sociaux et par des contacts répétés entre des proches de Trump et des responsables russes.

Il y a aussi Letitia James, procureure générale de l’État de New York. Elle a mené des poursuites civiles contre l’empire Trump pour fraude, en l’accusant d’avoir systématiquement gonflé la valeur de ses immeubles et de ses actifs pour obtenir des prêts avantageux et de meilleures conditions d’assurance, tout en les sous-évaluant quand il s’agissait de payer des impôts. Son enquête a abouti à un jugement très sévère, avec des amendes de plusieurs centaines de millions de dollars et des restrictions sur la capacité de Trump à diriger des entreprises dans l’État de New York. 

Dans les meetings comme sur son réseau social, Trump les présente régulièrement comme des ennemis personnels qu’il faudrait punir. Pour porter ces représailles au niveau fédéral, la Maison Blanche a fait nommer une procureure spéciale, Lindsey Halligan, avocate floridienne très proche de Trump, ancienne finaliste de Miss Colorado USA (un concours alors lié à l’empire Trump), devenue l’une de ses défenseuses les plus loyales dans les médias, sans vraie expérience dans ce genre de dossiers pénaux complexes. Or, un tribunal fédéral vient de rejeter purement et simplement ces deux affaires, en estimant que Lindsey Halligan n’avait pas été désignée de manière conforme à la Constitution et que les chefs d’inculpation étaient trop faibles. 

Au-delà des détails techniques, le message est limpide pour tout le monde : on ne peut pas instrumentaliser indéfiniment la justice pour régler ses comptes personnels sans que les contre-pouvoirs finissent par réagir.

Même sur le terrain symbolique, Trump donne l’impression de perdre la main. 

Un exemple a beaucoup fait parler : sa rencontre à la Maison-Blanche avec Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York que les républicains qualifient depuis des mois de "communiste" et de "danger pour l’Amérique". Une partie de la base MAGA rêvait d’un affrontement violent, de petites phrases assassines pour humilier ce jeune élu venu d’une gauche qu’ils jugent radicale. 

À la place, on a vu un président souriant, presque chaleureux, expliquant qu’il respectait "la victoire démocratique" de Mamdani, se disant prêt à "travailler ensemble" sur la sécurité ou le logement, et corrigeant même certains de ses propres élus les plus virulents. De quoi laisser une grande partie de ses supporters abasourdis, certains commentateurs parlant de "normalisation" inattendue. 

À tout cela s’ajoutent les chiffres.

Les sondages publiés ce mois de novembre montrent Trump à l’un de ses plus bas niveaux d’approbation depuis son retour au pouvoir : selon les instituts, entre 35 et 40 pour cent des Américains seulement jugent positivement son action, contre près de 60 pour cent qui la désapprouvent. Parmi les électeurs indépendants, le rejet est encore plus net, et aux États-Unis, ce sont eux, le plus souvent, qui font et défont les présidents.

Surtout, c’est sur le terrain économique que la colère est la plus forte. Officiellement, l’inflation a baissé par rapport au pic de 2022, l’emploi se maintient, et les grands indicateurs que la Maison Blanche met en avant permettent de parler de "succès". Mais ce récit repose sur des chiffres de plus en plus fragiles. Trump a limogé la responsable du bureau des statistiques du travail, et la grande fermeture partielle de l’administration fédérale cet automne a coupé net la collecte des données. Résultat : il manque tout un morceau de thermomètre. Il n’y aura pas de chiffres officiels pour le mois d’octobre sur les prix ou l’emploi, et même l’indicateur préféré de la banque centrale, celui qui mesure les dépenses de consommation des ménages, arrive en retard et en morceaux. Pour la Réserve fédérale (l'équivalent de la banque centrale aux USA) comme pour le reste du pays, c’est l’impression de naviguer dans le brouillard. Et de toute façon, ce n’est pas ce que ressentent les gens en allant faire leurs courses, en payant leur loyer ou leur prime d’assurance santé. Une majorité d’Américains estime que le coût de la vie a explosé et que le gouvernement ne s’en préoccupe pas suffisamment.

Ce décalage a éclaté au grand jour lors d’une interview à la Maison-Blanche avec Laura Ingraham, pourtant l’une des voix les plus loyales de Fox News. Quand Trump a affirmé que "tout va beaucoup mieux" pour le portefeuille des ménages, elle l’a contredit, chiffres à l’appui, en rappelant que pour la plupart des familles, les dépenses de base, logement, énergie, nourriture, n’ont jamais pesé aussi lourd. Voir une journaliste de ce camp-là le reprendre ainsi, en direct, a été l’un de ces petits moments de vérité télévisée qui comptent.  

Combiné aux vidéos virales de sympathisants trumpistes brûlant leurs casquettes rouges en signe de protestation, on a le sentiment qu’une partie du mythe d’infaillibilité qui entourait Trump est en train de se fissurer. 

Ce que j'en pense :

Alors, est-ce que le vent a tourné ? Oui… et non.

Oui, parce que ce mois de novembre ressemble à un cumul de fronts ouverts contre Trump : urnes défavorables, cartes électorales qui résistent, base qui se fracture sur Epstein, alliés de toujours qui prennent leurs distances, juges qui mettent des limites aux velléités de vengeance, journalistes de sa propre sphère médiatique qui commencent à le contredire.

Non, parce que le trumpisme est loin d’être mort. Le président garde une emprise réelle sur une partie du pays, sur de nombreux élus locaux, sur les appareils du parti dans plusieurs États clés. La bataille du redécoupage n’est pas terminée. L’application concrète de la loi sur les dossiers Epstein reste incertaine. Et surtout, l’histoire récente nous a appris que c’est souvent lorsque Trump est acculé qu’il devient le plus dangereux. On se souvient de ce qui s’est passé après sa défaite face à Joe Biden en 2020 : des mois de mensonges sur une élection "volée", puis l’assaut du 6 janvier 2021 contre le Capitole, encouragé par ses discours et par l’écosystème médiatique qui l’entourait. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans la même configuration, mais le risque est toujours là : celui d’un président qui, sentant son pouvoir lui glisser des mains, choisit l’escalade plutôt que l’apaisement. 

Ce mois de novembre a montré que les institutions américaines sont encore capables, parfois, de dire non. Mais ce n’est pas une fin. C’est un moment charnière. Il faudra voir ce que feront les juges de la Cour suprême cet été, comment le ministère de la justice appliquera réellement la loi sur les dossiers Epstein, comment les républicains arbitreront entre peur de leur base et peur de perdre leur siège, et si les démocrates sauront transformer ces frémissements en stratégie politique cohérente.

En attendant, on peut se permettre, ce mois-ci, un petit soupir de soulagement. Pas parce que tout va bien - on en est loin - mais parce qu’on aperçoit, pour la première fois depuis longtemps, des fissures dans ce mur de fatalité qui entourait Trump.

Le fil du réel, parfois, se tend dans le bon sens. À nous de ne pas le lâcher.

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Sources/Pour aller plus loin :

Sujet n°1 : les cartes électorales.

Federal court blocks Texas from using new congressional map for 2026 elections
A federal court ordered Texas to use House district lines adopted in 2021 for next year’s congressional elections.
Indiana Senate won’t vote on redistricting, defying Trump’s push
The leader of the Indiana state Senate, a Republican, has said that his chamber will no longer meet in December as planned to vote on redistricting, citing lack of support from his members

Sujet n°2 : l'affaire Epstein

What we know about Donald Trump’s relationship with Jeffrey Epstein
Years-old emails from Jeffrey Epstein mentioning Donald Trump have been released, raising new questions about the extent of their relationship. Here’s what we know about the ties between them.
President Trump and the Epstein scandal
Refusal to release files relating to the Department of Justice’s investigation of notorious financier Jeffrey Epstein has become a crisis for the President.

Sujet n°3 : Marjorie Taylor-Greene et la fracture dans le camp MAGA

Rep. Marjorie Taylor Greene, a former Trump ally, announces resignation after falling out over Epstein
The Republican congresswoman, who has been in a public feud with Trump, has criticized the US president’s foreign policy focus and his reluctance to release more documents related to sex offender Jeffrey Epstein.
More Republican reps are considering following MTG out the door, report says
‘More explosive early resignations are coming,’ one unnamed senior House Republican said.

Sujet n°4 : La justice met un frein aux règlements de comptes de Trump

Judge dismisses Comey, James indictments after finding that prosecutor was illegally appointed
A federal judge has dismissed the criminal cases against former FBI Director James Comey and New York Attorney General Letitia James, concluding that the prosecutor who brought the charges at President Donald Trump’s urging was illegally appointed by the Justice Department.

Sujet n°5 : La rencontre avec Zohran Mamdani

https://www.politico.com/news/2025/11/26/trump-maga-mamdani-muslim-order-00669972

Sujet n°6 : Les sondages

Trump approval drops to a new low for his second term | YouGov
Donald Trump has hit a new low in job approval for his second term, with women and older Americans hitting new record levels of disapproval in the November 21 - 24, 2025 Economist / YouGov Poll

https://www.reuters.com/world/us/trump-approval-falls-lowest-his-term-over-prices-epstein-files-reutersipsos-poll-2025-11-18/

En enfin, une émission de Maintenant Media, dont je suis associé, qui relate tous ces évènements :

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